Pensées versus émotions, quel impact sur votre business ?

Pensées versus émotions, quel impact sur votre business ?

Des émotions adaptées pour un rapport Win/Win

 Au cœur des entreprises, les émotions sont prédominantes dans le processus de décision et dans les capacités à mener à bien des négociations difficiles. Il est toujours question de dépassionner les débats au profit du respect des valeurs et intérêts de chacun.
Dans la théorie des gains mutuels, une grande part de la réussite est liée à la capacité de prendre conscience de nos émotions, de celles de nos partenaires (directement liés à leurs besoins… n’oublions pas que ce que nous achetons au delà d’un outil ou d’un service, c’est l’émotion liée au concept acheté…) et de les utiliser au profit d’une négociation gagnant/gagnant.

Si le but est de se sentir conquérant en mettant en valeur les merveilleux atouts que vous amenez au partenariat, il est fort à parier que vous n’aurez fait que montrer vos muscles sans prendre la peine de creuser le réel besoin matériel et émotionnel de votre cible. Obnubilé par votre sentiment de supériorité, vous laisserez sur le bord de la route la notion de service en terme de mise en valeur de votre client. Vous construisez alors un mur entre vous et vos « partenaires », même si le fond du contrat permet une réelle amélioration, la façon de le mener n’amènera que tensions et défiance, avec un arrière goût de risque de trahison.


Tout est sous tendu par nos émotions… même et surtout la façon que nous avons de nous présenter.

Car même si votre produit répond en tous points au besoin de votre prospect, même si vous êtes le meilleur sur le marché, si vous ne réussissez pas à insuffler un climat de confiance, de gains mutuels, vous ne signerez pas.
Soyons clair, il ne s’agit pas tant de maîtriser nos émotions (qui le peut réellement ?), mais de comprendre les peurs (les nôtres et celles des autres) sous tendues et de permettre de mobiliser celles qui nous servent – confiance, calme, certitude et bienveillance, au lieu de nous laisser déborder par celles qui nous sabotent – frustration, peur, colère, agressivité.

Il faut adapter son état interne.
Pour cela, il est primordial que nos émotions soient dirigées dans le sens d’une perception de gain (bien-être, respect, partage) et non d’un d’une perception de perte (stress, défiance et mouvement de repli sur soi), soit dans un espace où au lieu de penser à tirer le plus possible de la négociation pour soi-même et donc à prendre, on cherche à en tirer le mieux possible pour tout le monde, et donc à partager.

Penser gagnant/gagnant ne suffit pas si les émotions ne sont pas alignées.

Etre authentique est primordial, paraître ne suffit pas.
Il n’y a rien de pire, et tout le monde en a déjà fait l’expérience, qu’un discours prônant l’écoute, l’entraide et la bienveillance mené par un dirigeant ou un manager ayant les comportements inverses la plupart du temps. N’en ressortent que dégoût, discrédit, une méfiance accrue, et je ne rentre pas ici dans le chapitre de la colère suscitée et des dégâts annoncés…
La découverte et les recherches nombreuses et récentes sur les neurones miroirs nous ouvrent des perspectives fabuleuses sur nos capacités encore peu ou mal définies.
Et nous sommes très loin de connaître l’ensemble des fonctions de notre cerveau, comment tout cela fonctionne et à quoi cela nous sert. Tout ce que nous savons c’est que le mode d’emploi est encore long à écrire et que plus nous avançons plus nous sommes fascinés par les capacités de ce super organe et de ses composantes, ainsi que les potentialités que cela nous laisse encore à peine entrevoir.
J’aurais tendance à dire que chaque chose arrive à point nommé, au moment où nous sommes prêt à l’absorber, pour peu que l’on prenne le temps de s’y pencher.

Nos cerveaux émettent des ondes et ces ondes communiquent entre elles avant même que notre champ de conscience puisse les capter, en d’autre terme, nous sentons les choses et les autres, avant même d’en avoir conscience.

La relation ou l’absence de relation et tout ce que cela va impliquer, est donc déjà commencé avant même que nous l’ayons consciemment décidé…
Ce que nous allons dire est déjà influencé par ce que nous dégageons, nous projetons à l’extérieur ce que nous sommes à l’intérieur.
Notre personnalité est l’association qualitative et quantitative de nos pensées (électriques) ET de nos émotions (magnétiques)… et nos actions découlent de cette synergie. Le leadership d’une personne se mesure donc à sa capacité émettre des pensées positives soutenues par des émotions d’enthousiasme et de certitude, qui permet d’engager la confiance de façon instinctive chez notre auditoire.

La puissance de nos croyances : accroître nos capacités

Nos croyances, ancrées dans notre subconscient sont le fruit d’associations, de concepts et d’émotions qui régissent l’ensemble de nos comportements, pensées, actions et interactions avec les autres.
Les pensées sont analytiques et les émotions sont physiologiques, les pensées sont produites par le mental, les émotions par le corps.
Pour accroître votre capacité de négociation (ou tout autre capacité dont vous auriez besoin), vous devez associer de nouvelles émotions aux concepts que vous voulez développer : si vous souhaitez réussir mais que votre modèle de réussite a sacrifié sa santé et son bien-être ou celui de sa famille pour y arriver, il est fort à parier que votre subconscient ait associé plus de notion de perte à la réussite que de notions de gains. Dès lors, même si votre tête souhaite ardemment réussir, mais que votre subconscient a validé que ce n’était pas bon pour vous, votre corps va éprouver des émotions de peurs, d’angoisse ou de stress intense.

Et même si par vos stratégies externes et votre détermination, vous avez la réussite pour laquelle vous avez œuvré, les désagréments engendrés finiront probablement par dégrader votre santé, votre couple ou votre sérénité.
Je vous laisse imaginer l’impact sur votre activité professionnelle, votre structure, vos collaborateurs, vos clients, votre CA…

Alors pourquoi persévérer ?

Parce que c’est par l’expérience réussie, et donc ce que vous allez vivre en terme d’actions et d’émotions ressenties et de pensées émises, que le subconscient va valider de nouvelles croyances, de nouvelles émotions de réussite, de joie, de dépassement.
Votre cerveau va ainsi créer de nouvelles connexions synaptiques et augmenter vos propres capacités à réussir dans un état de calme et de bien-être là où cela était une épreuve.
C’est par le dépassement que vous allez pouvoir inverser ces tendances.
Mais il n’est pas forcément nécessaire de passer par la douleur et l’urgence pour y parvenir.

En mettant de la valeur à cultiver des émotions de bien-être dans votre quotidien, par la répétition de moments de joie et de plaisir, de rire et de satisfactions, vous pourrez consolider la confiance et la détermination afin d’accéder à la réussite.
Le bien-être crée la réussite.

Vous n’avez pas besoin de convaincre lorsque vous avez une confiance absolue en ce que vous faites, la croyance absolue que vous avez raison. Tout simplement parce que c’est ce que vous émanez alors. Quelqu’un qui est confiant fédère par l’émotion beaucoup plus que par la présentation d’un argumentaire technique et raisonné.
C’est ça le véritable leadership.
L’un ne fonctionne pas sans l’autre. C’est l’association des deux qui fait mouche.

Alors, quelles émotions véhiculez vous ?
Quelle est la force de vos convictions ?
Vos croyances vous servent-elles plus qu’elles ne vous handicapent ?

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