Le burn-out c’est comme un lumbago

Le burn-out c’est comme un lumbago

Le burn-out c’est comme le lumbago, on le sent arriver mais on ne veut pas le voir, on se bourre de médocs, on va chez le toubib de temps en temps, on met ça sur le dos du temps, de la fatigue et du stress et on en parle en se lamentant entre potes autour d’un verre… bah oui en fait, c’est tout ça à la fois, mais par là, on ne fait qu’aplanir les symptômes mais on ne s’occupe surtout pas des causes !
Et chaque matin, il devient de plus en plus difficile de se lever, d’aller bosser – parce qu’on y est obligé, même si le boss est un c…, on peste contre l’ainé qui ne se lève pas tout en pressant le petit dernier pour arriver à l’heure chez la nounou, on râle dans les embouteillages, on est d’une humeur de clébard à 9h du mat quand commence la première d’une longue liste de réunions indigestes… et ainsi de suite jusqu’au retour à la maison où l’on va discourir avec son conjoint ou sa colloc sur le caractère irascible d’un patron qui se borne à nous faire faire des tâches inutiles et chronophages. Tout ça pour finir sur un : et mon p… de mal de dos qui me lance, comme si ça ne suffisait pas, je vais changer de kiné, 3 fois que j’y retourne, il ne sert à rien ce gars là !

Est-il nécessaire de passer par un burn-out pour changer ?

Je suis impressionnée par le nombre de personnes ayant changé après un burn-out ? Pourquoi en arriver là ? Ce qui me pose question c’est que justement les gens ne se posent pas de questions  —  ou pas les bonnes  — avant de craquer ?
Vous savez, juste le grand “CRAAAACK !!” qui va justifier aux yeux du monde et à soi-même, que là, c’est juste plus possible de faire autrement que de changer…
Je me souviens de la réaction d’une de mes anciennes collègues, qui lorsque je lui ai annoncé au bout de trois mois que je ne resterai pas à travailler à ce poste dans les conditions de celui-ci, m’a répondu : “ah bah, déjà ? t’es pas très résistante !”.
La seule réponse qui m’est venue à l’esprit a été : “c’est pas une question de résistance, c’est juste que je n’ai pas envie de vivre ça…”
Elle — “ah ! parce que tu crois que dans la vie on fait ce qu’on veut ?”
Moi — “en même temps si on n’essaie pas…”

Jusqu’où faut-il aller pour s’autoriser à s’écouter ?

En fait, on le sait. Et en plus, on sait qu’on le sait… on se le programme, on se le prépare, on y va, lentement mais sûrement, histoire que ce soit vraiment justifiable.
Combien de gens autour de vous commencent à se soigner quand le symptôme est déjà TRES installé ? De moins en moins ? tant mieux !
Pourquoi attend-on d’avoir le nez totalement pris, la gorge en flamme et une sinusite à se taper la tête contre les murs pour aller consulter ?
Vous le premier, vous soignez vos petits symptômes avant qu’ils n’arrivent à vous rendre totalement incapable de mettre un pied devant l’autre ? Bravo !
Et pour tout ce qui vous gratte un peu dans votre vie de tous les jours ?
Pourquoi attendre que ces symptômes quelques peu irritants de la vie quotidienne, au travail comme à la maison, se multiplient et deviennent tout à fait ingérables avant de se mettre à les prendre en compte ?
Votre vie est-elle devenue un énorme lumbago ?
Si oui, il va falloir que l’on se parle.

Le principe de bienveillance ça vous parle ?

Un truc du genre : « charité bien ordonnée commence par soi-même » ? Non ? Si c’est juste un concept, pour éclairer cette notion, c’est par .
Mais en gros, le principe c’est que la première personne dont on doit prendre soin c’est nous. Ça vous choque ?
Prendre soin de soi, c’est oser mettre en place les changements nécessaires, sortir de sa zone de confort pour que notre environnement contribue à notre évolution et non à notre malaise.
Et si tout cela fait peur, ou si ça fait mal rien que d’y penser, ne restez pas à tourner en rond face à vos interrogations.
Parfois juste se (re)mettre au sport, prendre une petite semaine de recul, discuter avec un ami peut changer la donne.
Parfois il faut apprendre à poser les petites actions qui feront les grands changements, mises bout à bout et qui vont faire toute la différence en redonnant du sens à votre vie professionnelle ou quel que soit le domaine où il faut que ça change.
Et la bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas obligés de le faire seul !

Si vous avez envie de faire le premier pas pour larguer votre lumbago, faites-vous un beau cadeau cette année, contactez-moi.

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